
Développeur : Nippon Ichi Software
Éditeur: Nippon Ichi Software
Support : PS2, PSP, DS
Genre : Tactical-RPG
Site officiel : http://www.atlus.com/dis/
Dates de sortie :
- Japon : 30 janvier 2003 (PS2), 30 novembre 2006 (PSP), 26 juin 2008 (DS)
- Amérique du Nord : 27 août 2003 (PS2), 30 octobre 2007 (PSP), 23 septembre 2008 (DS)
- Europe : 28 mai 2004 (PS2), 14 décembre 2007 (PSP), 2 avril 2009 (DS)
Après quelques essais réussis en matière de RPG avec des titres comme Rhapsody: A Musical Adventure et La Pucelle: Tactics, Nippon Ichi lance le 30 janvier 2003 le Tactical-RPG qui va le propulser sur la scène internationale : Disgaea: Hour of Darkness (魔界戦記 ディスガイア). Devenu un symbole de la firme et une véritable référence du genre, le titre est le savant mélange d’un gameplay d’une profondeur incroyable, d’un scénario débordant d’humour et d’un univers à l’ambiance délirante. Une vraie révolution dans le monde du jeu vidéo.
Après deux ans d’un long sommeil, Laharl se réveille pour découvrir que son père, le roi Krichevskoy, est mort. Les démons du Netherworld se livrent des combats sans merci pour prendre la place d’Overlord, désormais vacante, mais Laharl compte bien les remettre à leur place pour prouver qu’il est le plus fort, et prendre le titre qui lui revient de droit. Aidé par la sarcastique et incisive Etna, l’une des dernières à lui être restée fidèle, il va parcourir les quatres coins du monde pour éliminer ses rivaux et asseoir sa puissance. Mais les manigances d’Etna et l’arrivée inattendue d’un ange dans le Netherworld, Flonne, chargée de mener à bien une mission bien particulière, ne vont pas lui faciliter la tâche.

Comme tous les Tactical-RPG de Nippon Ichi, les affrontements de Disgaea: Hour of Darkness se déroulent sur des cartes en 3D isométrique, les personnages étant, eux, en 2D. Le joueur peut contrôler jusqu’à dix combattants, qui peuvent réaliser toute une pléthore d’actions. Sans compter les compétences qui leur sont propres, ils peuvent ainsi soulever leurs camarades et leurs ennemis, respectivement pour leur faire parcourir une plus longue distance et pour les piéger, ou les faire exploser lorsqu’il s’agit de Prinnies. S’ils se trouvent côte à côte, ils peuvent également réaliser des attaques combinées en utilisant le tour d’un seul personnage. Et pour ajouter à la dimension tactique des affrontements, les développeurs ont eu l’idée d’introduire des Géosymboles, pierres colorées qui confèrent des bonus ou des malus aux cases de la même couleur.
En dehors des combats de l’histoire, il y a évidemment beaucoup à faire. Le Dark Assembly, sorte de parlement tenu exclusivement par des démons, permet par exemple de débloquer des ennemis plus puissants, des meilleures pièces d’équipement, de nouvelles zones, et ainsi de suite. Pour faire plier l’assemblée à sa volonté, Laharl doit évidemment passer par des moyens détournés : corrompre les démons. Si les pots-de-vin ne suffisent pas, il peut aussi essayer de se débarrasser d’eux, mais ils reviendront avec une haine redoublée à sa prochaine requête. Pour permette au joueur de faire progresser les personnages et leur équipement, les développeurs ont conçu l’Item World, un monde parallèle dans lequel tous les affrontements sont générés aléatoirement. Tous les dix niveaux, il doit affronter un boss : une fois ce dernier vaincu, il peut choisir de retourner dans le Netherworld, ou de continuer ainsi jusqu’au niveau 100. Et avec des dizaines de classes et de monstres à débloquer, et un niveau maximum fixé à 9999, autant dire que le gameplay du titre dispose de ressources presque inépuisables.

Dans Disgaea: Hour of Darkness, c’est avant tout l’humour qui prime. Le jeu ne se prend absolument pas au sérieux, aussi bien dans le scénario que lors des combats, tous plus loufoques et délirants les uns que les autres. Si le titre a suscité un tel engouement, c’est également parce qu’il caricature les cultures japonaise et occidentale. Par exemple, les apartés d’Etna à chaque fin de chapitre et les fameux Prism Rangers sont des satires d’émissions télévisées nippones, tandis que les personnages comme Gordon et Jennifer parodient les héros des comics américains. Les sprites des personnages, absolument charmants, ainsi que les compositions de Tenpei Sato, magistrales et débordantes d’originalité, contribuent aussi largement au style ravageur du titre. Les Prinnies, souffre-douleur d’Etna, gagnent eux une place de choix dans le cœur des fans, à tel point que Nippon Ichi ne tarde pas à les élever au rang de mascotte.
Suite à son succès sur PS2, Nippon Ichi porte le titre sur PSP, puis sur DS, en apportant à chaque fois de petits ajouts très sympathiques. Ainsi, Disgaea: Afternoon of Darkness comporte entre autres un nouveau scénario, qui met cette fois en scène Etna, des boss inédits, ainsi que les doublages japonais et anglais. Disgaea DS introduit également de nouveaux personnages bonus, ainsi que les Géocubes, objets magiques utilisables lors des parties en multijoueur.
Je suis en train de le faire sur DS: C’est une véritable tuerie, Dood!
Je suis en train de le télécharger sur le PSN sur ma PSP à l’heure où j’écris ces lignes .